Là où tout a commencé…

 

Pour en faire une petite genèse, il faut d’abord évoquer Agalma Padaw0ne, le nom de scène que s’est forgé Cedric depuis plusieurs années et qui le suit sur les réseaux sociaux. Une combinaison à première vue improbable, quoique.

L’Agalma, c’est ce que recèle supposément tout objet de désir, cette pierre précieuse évoquée par Platon dans son Banquet – oui, ici, on parlera bière et aussi philosophie… laquelle nous ramènera à la bière, in fine. Parce qu’il y a plus que ce qui nous amène à la bière, toujours. Un au-delà que nous invitons à découvrir, à aller chercher, à débusquer. Pour ne plus s’arrêter à ce qui semble aller de soi, ou tellement répété que l’on n’y prête plus attention.

Autre chose, plus loin, au-delà de l’évidence : c’est une quête à la recherche, qui amène à expliquer alors pourquoi Padaw0ne.

Le Padawone, c’est celui qui accepte sa place d’enseigné plus que d’enseignant, celui qui délaisse l’orgueil du savoir au profit de l’humilité de l’apprentissage.

Jouer avec ces mots, c’est pour nous ici une invitation : passer de l’amour d’un savoir certain au désir d’un certain savoir, et pas n’importe lequel. La nuance est de taille, et c’est en rappel de cette dialectique qu’est né le nom Agalmalt.

Nos valeurs

 

La bière, chez nous, est prise non seulement comme un objet de plaisir, de savoir, mais aussi et surtout d’enjeux politiques, économiques et éthiques.

Nous ne la brassons pas, nous ne la vendons pas, nous en sommes les entremetteurs, parfois les ambassadeurs. Professionnels du service et métiers de bouches, guides, brasseurs, zythophiles et consommateurs qui désirent prendre leur choix en main, sont autant d’interlocuteurs que nous chérissons et invitons à se rencontrer.

Nous avons pour ambition de permettre à ce qu’il y ait plus de connexions entre les individus et les connaissances que recèle la bière. Pour que, in fine, les gens puissent prendre position de manière éclairée et autonome.

Une exigence : la défense de l’artisanat brassicole, par le biais de sa promotion auprès de tous les publics.

L’idée n’est pas d’empêcher ou d’imposer. En tant qu’acteurs du marché, nous devrions avoir conscience des choix qui existent et de leurs implications, et nous proposons ici de les questionner. Notre parti pris est cependant clair : en donnant à connaître et en soutenant l’artisanat brassicole et les acteurs indépendants, nous soutenons l’engagement de vraies personnes, d’idées neuves, de projets qui ont du sens.

Voici les quatre valeurs qui sous-tendent notre éthique de travail : curiosité, indépendance, honnêteté, émotivité.

CURIOSITE
On n’en sait jamais assez. Rien ne nous avait prédestiné à travailler dans ce qui allait devenir une passion.

Il en est de la curiosité comme d’une soif inextinguible : aucune fin ne se profile à l’horizon de la connaissance dans le domaine de la bière. De nombreuses voies y mènent, et invitent à en suivre autant. Économie, sociologie, , histoire, chimie, mathématiques, psychanalyse, marketing, ou encore acoustique et linguistique, voire même alchimie: on peut tout-à-fait passer sa vie à étudier la bière sans en faire le tour. Et c’est tant mieux.

INDEPENDANCE
La bière artisanale connaît un renouveau absolument fascinant à observer, et ce depuis une vingtaine d’années. Avec sa cohorte de phénomènes attendus : fervents enthousiastes, réfractaires indécrottables, experts auto-proclamés… et il n’est pas rare – nous ne sommes que des humains, après tout – de trouver à s’y immiscer politique et partis pris.
Notre approche se veut différente. Apolitique, complètement libre de toute tension ou parti pris. Notre devise : for the greater good.
HONNETETE
Étant étudiant, Cedric s’est fréquemment retrouvé entre deux feux : devoir servir des clients et suivre les ordres de ses patrons – en toute circonstance. Ayant étudié à l’Université Libre de Bruxelles, il s’est fort attaché à ce qui se trouve au centre de son enseignement : le libre-examen. Il a choisi de s’en servir comme d’un guide, un guide éthique : ne pas compromettre ce qui garantirait l’intégrité de notre travail. À évaluer sans relâche de nombreuses bières, le plus objectivement possible, quitte à provoquer quelques tensions. C’est à ce prix que nous pouvons être fiers de notre travail.
EMOTIONS
Derrière chaque pinte ingurgitée, chaque gorgée dégustée, chaque galopin analysé, on trouvera le travail assidu d’une femme, d’un homme, d’une équipe, de fournisseurs. Artisans, artistes, visionnaires, exécutants, ce sont autant de perspectives différentes autour d’une dévotion, d’un sacrifice, d’un choix, qui force le respect.

Il en est de même d’une bière bien exécutée, tout comme de l’émergence d’une saveur inédite, d’une trouvaille aromatique. La technicité, le savoir-faire, la créativité, l’exigence de travail invitent à regarder autrement nos bières. Nous ne les banalisons pas, au contraire : l’émotion reste au centre de ce qui s’y joue.

L’Equipe

Cedric

Cedric

L'Homme-orchestre

Cedric a commencé par la servir, la bière. De la mauvaise, sur la Grand’Place de Bruxelles, pour payer ses études. Il fait ensuite ses classes au Poechenellekelder, institution bruxelloise s’il en est, où une première illusion vient se briser : « je connais la bière parce que je suis belge ». Un champ vertigineux d’exploration s’ouvre alors. Cette soif de connaissance le poussera à goûter, comparer, s’informer, étudier, échanger, partir à l’étranger pour confronter : Suisse, Irlande, Etats-Unis, Italie, Espagne… une seconde illusion se craquèle : la Belgique est le pays où l’on brasse la meilleure bière. Le champ des possibles prend encore une autre dimension.

Dès lors, ça ne le quittera pas : explorer, vérifier l’exactitude de ce qu’il avance et surtout… transmettre. Aux clients, aux camarades, aux acteurs du milieu brassicole, car son enthousiasme est contagieux. Il commence par animer des ateliers de dégustations, puis guider pour le Musée de la Gueuze. Ce sont ensuite les ateliers de pairing, les tables de juge lors des festivals de bières, les teambuildings décalés où partager l’extraordinaire richesse qu’apporte la bière.

Vingt ans après ses débuts, c’est la même curiosité et la même exigence qui animent son travail. Son côté truculent, c’est juste la cerise sur le gâteau, le col de mousse parfait.

Delphine

Delphine

Le Couteau-Suisse & Responsable des Brols

Il y a encore quelques années, Delphine ne savait pas qu’une bière pouvait être acide, ni ce que veut dire Brettanomyces. Elle a découvert qu’il existe autant de bières que de femmes, et qu’on en fait jamais le tour, fort heureusement.

Plus de dix années à se frotter à l’entreprenariat lui ont permis d’acquérir de solides compétences pour gérer une entreprise, de la cave au grenier. Manier la chèvre et le chou, être au four et au moulin, penser aux plans B mais aussi C, c’est son petit lait. Maître du temps et des clefs, huile de coude, boite à outils, elle n’aime rien de plus qu’un projet bien pensé et rondement mené. Elle aime bousculer les habitudes et aller de l’avant. Elle aime le mot ‘œuvrer’ et la forme que prend la bouche des gens contents.

BEER. BEYOND. WITH YOU.